Péripéties de lancement d’une start-up (1/2)
Au sommaire :
  1. L'idée
  2. Dégager du temps
  3. L'équipe
  4. Le choix du site, le choix du CMS
  5. L'administratif, la fiscalité: le bonheur

Parce-que laventure est récente, parce-que les retours dexpériences sont toujours bons à partager, et parce-que j’aime ça, je vous fais partager le lancement d’un projet, sa mise en place, la création d’une start-up “made in France” et toutes les péripéties qui en découlent.

L’idée

idée business

idée business

Un jour, une idée, une ébauche de projet et ça déroule, on se lance, puis on se casse la gueule : “it happens”. Déjà 2 projets avortés, joliment foirés, pour diverses raisons que je ne m’amuserai pas à déballer. Bref, des idées, on en a plein, j’en ai plein, pour ne pas regretter, apporter une réponse à ses interrogations , il faut se lancer, aller tâter le terrain à minima.

Aujourd’hui, me voilà reparti pour un tour (là c’est l’instant auto-promo). L’idée ? Un concept plutôt simple alliant mode et art, rien de très novateur mais qui plaît beaucoup : Propulser au devant de la scène les artistes qui font notre monde (Photographes, peintres, graffeurs, graphistes..) via des T-shirt 100% “Made in France”, en éditions limitées (à l’image des sérigraphies d’art numérotées), via une marque à part entière de son petit nom MAARCEL (français non ?). Le tout proposé sur un site Internet évènementiel sous forme de ventes exclusives et limitées dans le temps.

Bref, on redonne une valeur à ce basique de notre vestiaire: t-shirt unique, limité, “hispter”,”moderne”, “quali”. En attendant le lancement, vous pouvez déjà vous inscrire et profiter de -20% à l’ouverture : www.maarcel.com

maarcel mode art

maarcel mode art

Dégager du temps

Une idée souvent répandue en France : mieux vaut être au chômage pour créer sa société. C’est pas faux. Trop nombreux sont les chômeurs qui ne prennent pas conscience de ça !
Cela dit, nous on a choisi de garder notre job, mais en consacrant 99% de notre temps “plus vraiment libre”, au projet.
On appelle ça “le début des nuits courtes”

L’équipe

Sûrement le point de plus déterminant dans la mise en place de l’idée, du projet.

équipe startup

équipe startup

Choisir une (ou des) personne(s) de confiance. L’équipe doit pouvoir s’ambiancer autour de l’idée.
Une complémentarité et un partage des tâches essentiel dans la bonne gestion et organisation du quotidien de la start-up.
Des décalages de rythmes apparaissent dans l’équipe, je pense que c’est normal: chacun son rythme, chacun ses hauts, ses bas, mais garder en tête que la motivation de chacun doit être à son maximum. C’est l’investissement personnel qui en découlera.
Dans mon cas, on est 2. 2 associés, 2 amis, 2 personnes de confiance. On se dit tout, ce qui va, ne va pas, pas de secret, pas de zones d’ombres. Tout doit être le plus clair possible. Personne ne va monter le business à notre place.

Le choix du site, le choix du CMS

Voilà, si vous avez lu à minima le 1er paragraphe sur l’idée, vous avez compris de quoi il s’agissait.
Bref, il nous faut un site et ça, malgré le fait que nous bossons tous les 2 dans le web , ce n’est pas chose aisée de choisir le CMS adapté à la réalisation du site. Le match Magento/Prestashop pour les Opensource, Wizishop ou Shopify pour les solutions “all inclusives”.. bref, tout dépend de l’objectif, du temps, de l’argent…
Afin d’éviter de subir la lourde (et longue) tâche de recruter un développeur qui soit motivé à 100% par le projet (croyez-en mes retours d’expériences), on a plutôt choisi de sonder quelques agences web.
Finalement, vu le prix, nous avions opté pour la solution US “Shopify” (design adéquate et back office complet), pour au final, revenir sur le développement d’un site sous Prestashop.

Bref, ça, c’est un point sensible, bien y réfléchir est primordial.

L’administratif, la fiscalité: le bonheur

Là on rendre dans le dur! Les trucs qu’on aime pas vraiment. Et effectivement, plus on avance dans la “paperas”, plus on se rend compte de la difficulté à se lancer en France. (Et encore, on est dans un pays où les procédures sont les moins complexes).
En fait ce n’est pas tant le côté administratif qui pose problème, c’est le côté fiscal.
Voilà, pour tout vous dire, on est en plein dedans, et c’est pas beau à voir..

Entre nous :

  • Qui peut me dire CONCRETEMENT à quoi sert une parution dans un Journal d’Annonces Légales ? Hormis donner de l’argent à je ne sais qui… (J’entends déjà les personnes qui me diront que c’est une nécessité d’opposabilité au tiers) and so what ?
  • Qui peut me dire pourquoi une personne qui créée une SARL, qui entreprend, veut faire bouger les choses, créer de la valeur, doit cotiser jusqu’à 2000 euros/an au RSI sans même faire 50 centimes de chiffre d’affaires ? Alors que cette même personne cotise déjà en tant que salarié, paye des impôts.. En somme, se fait déjà fusiller par l’administration fiscale française.
  • Après prévisions financières, qui peut me dire comment fait une jeune start-up fait pour perdurer, embaucher, se développer, créer de la valeur, après 3 ans d’existence, lorsqu’elle reverse 50% de ce qu’elle a dans ses caisses à l’état ? (Impôts + TVA + CSG, CRDS..ect). Une petite exonération s’il vous plaît ? Non merci dirait le flan.

On fait quoi alors, on créé notre société en offshore ?

Vous me direz qu’on peut faire appel à des B.A, des fonds d’amorçage…ect. Je suis tout à fait d’accord, mais il est tout aussi intéressant de voler de ses propres ailes, de valider la fiabilité de la start-up. C’est ici l’essence même de la création d’une société. Pour notre développement, alors là, on en reparlera.

entreprendre

entreprendre

Bref, nous, on a envie de créer, d’embaucher, de mener à bien un beau projet. D’en faire profiter un maximum. Mais concrètement, personne n’aide les jeunes pouces comme nous, et encore moins l’état qui se tire une grande balle dans le pied, chaque jour qui passe, en nous matraquant de charges, taxes et autres redevances… Et encore, je dis bien ENCORE, si tout cet argent était bien réparti et utilisé, et que tout aille bien dans le meilleur des mondes. Mais ce n’est pas le cas.

La suite dans quelques semaines, avant le lancement, voir juste après, que vous sachiez comment ça s’organise.
Jeunes entrepreneurs, vos retours d’expériences sont les bienvenus!

Péripéties de lancement d’une start-up (1/2)
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photo by: ssoosay

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19 commentaires

  1. Pour ma part, je trouve qu’on est plutôt bien loti en France pour la Création d’Entreprise. Les CCI, l’APCE, OSEO, et autres réseaux Entreprendre sont là pour nous guider, nous accompagner, voire nous financer ! Ca compense largement la fiscalité non ?

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