La guerre des navigateurs web
Au sommaire :
  1. Un navigateur peut en cacher un autre
  2. Les facteurs multiples de la performance Web
  3. Le navigateur, bout de chaîne de la performance applicative

Internet Explorer, Chrome, Firefox, Safari : la bataille des navigateurs, sans compter les plus exotiques, fait rage. Pour les DSI comme pour les éditeurs d’applications Web, l’enjeu est de taille afin que l’affichage, le comportement et les performances correspondent aux exigences des utilisateurs, quel que soit leur navigateur préféré.

Un navigateur peut en cacher un autre

browser internet explorer vs firefox vs safari vs operaOuvrir son navigateur web. Tel est, dans la grande majorité des cas aujourd’hui, le premier réflexe après le chargement du système d’exploitation. Il faut dire qu’en quelques années, le web a pris une place prépondérante dans l’utilisation d’un ordinateur. Pour la navigation Internet bien sûr, mais également pour lire ses mails, pour réserver un cinéma, pour accéder à ses documents (professionnels ou non), etc.

A priori, tout devrait donc être plus simple pour les éditeurs de sites et d’applications : un client (le navigateur) et une technologie unique (ou presque) quelle que soit l’application à développer. Mais l’ère de l’Internet Explorer quasi monopolistique est bien révolue. Et le navigateur de Microsoft doit désormais compter sur des concurrents de taille : Google Chrome, Mozilla Firefox et Safari, auxquels s’ajoutent quelques trublions tels que Opera et autres navigateurs mobiles.

De nombreuses études scrutent, mois après mois, l’évolution des parts de marché de chacun. Si des écarts notables apparaissent selon les sources et les zones géographiques concernées, les moyennes mondiales indiquent Internet Explorer et Chrome au coude-à-coude avec environ 30 % du marché chacun, Firefox juste sous la barre des 20 % et Safari un cran au-dessus de 10 %. Les 10 % restant étant partagés par tous les autres.

Les facteurs multiples de la performance Web

Une répartition de parts de marché qui représente toute la difficulté des éditeurs d’applications web : car avec une technologie dont le code est « lu » côté client, l’affichage, les comportements et les performances de chaque page dépendent entièrement de la manière dont le code développé par l’éditeur sera interprété par le navigateur qui le reçoit.

Une problématique qui a jusque-là épargné de nombreuses DSI dans le cadre des services fournis à leurs utilisateurs internes, avec une version de navigateur imposé à tous les collaborateurs. Mais qui connaît une croissance non négligeable, parallèle à la poussée du BYOD et à l’apparition de collaborateurs de plus en plus technophiles, désireux (voire exigeant) de retrouver sur le lieu de travail, leur environnement technologique habituel.

Si la multiplicité des navigateurs induit, pour les éditeurs comme pour les DSI, des projets de développement allongés, notamment pour s’assurer du bon affichage et du comportement conforme au cahier des charges de l’application, les questions de performances sont beaucoup plus complexes. Les performances d’une application web peuvent en effet considérablement varier en fonction du type de navigateur, de sa version et de l’équipement sur lequel il est exécuté : OS, type d’appareil (PC, tablette, smartphone…), réseaux utilisés (IPv4 ou IPv6), etc.

Le navigateur, bout de chaîne de la performance applicative

La prise en compte de la multiplicité des navigateurs fait partie intégrante, depuis longtemps, des projets. En interne au sein de la DSI, ou auprès des éditeurs comme des web agencies, les recettes fonctionnelles tiennent compte de cet élément pour finaliser chaque projet d’application ou de site web. Mais ce qui est valable à l’instant de la livraison ne l’est pas nécessairement quelques semaines, si ce n’est quelques jours, plus tard. D’ailleurs les développeurs utilisent des framework de développement pour s’affranchir des problèmes de compatibilité entre les versions des navigateurs sans pour autant avoir connaissance de l’impact de ces derniers en termes de performance.

Le simple changement de version de navigateur peut en effet induire des problèmes d’affichage ou une modification sensible des performances. Ce qui est loin d’être anecdotique tant la frénésie des versions semble atteindre le secteur : de la version 3.5 en 2009, Firefox a atteint sa version 25 en octobre 2013, tandis qu’en 5 années d’existence à peine, Chrome en est déjà à sa version 30 !

Bien sûr, les entreprises ne basculent pas systématiquement leur parc (en tout cas celui qu’elles maîtrisent) sur les nouvelles versions dès leur sortie, et prennent le temps de faire les tests nécessaires en amont. Mais pour une application interne, combien d’applications destinées à l’environnement de l’entreprise : clients, fournisseurs, partenaires ? Dans tous les cas, qu’il s’agisse de tests en amont ou de monitoring des performances tout au long du cycle de vie des applications, les principaux navigateurs et leurs différentes versions doivent désormais faire partie intégrante des indicateurs clés de performances de toute stratégie d’APM.

Combien de collaborateurs se plaignent de problèmes sur l’application alors qu’ils n’utilisent pas les navigateurs compatibles avec ceux supportés par l’éditeur ?
Article réalisé par Sébastien Huet Consultant Avant-Vente | Compuware APM

La guerre des navigateurs web
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